10 sortes de bières artisanales les plus populaires en 2023
· Mis à jour le · 17 min de lecture

10 sortes de bières artisanales les plus populaires en 2023

Comparez les différentes sortes de bières artisanales et découvrez comment choisir la meilleure pour votre palate.

Les différentes sortes de bières artisanales se classent principalement par leur mode de fermentation, qui détermine la famille (ales, lagers, spontanées), puis par le style, qui précise la recette, la couleur et le profil aromatique. Concrètement, sur les quelque 120 styles recensés par le Beer Judge Certification Program (BJCP), 90 % relèvent de la fermentation haute (ales) à des températures de 15 à 25 °C, contre 8 % pour la fermentation basse (lagers) à 8-13 °C, et 2 % pour la fermentation spontanée. Pour un débutant, la porte d’entrée logique est une Pale Ale ou une Blonde Ale (amertume modérée de 20-35 IBU), avant d’explorer les IPA (amertume de 40-100 IBU), puis les stouts et porters aux notes torréfiées. La couleur n’est pas un indicateur fiable : une bière noire peut être peu alcoolisée et douce, tandis qu’une blonde peut être amère et houblonnée. Ce guide détaille les familles, les styles majeurs, et propose des repères chiffrés pour choisir selon vos goûts.

Les différents types de bières artisanales : Comment classer les craft beer ?

Classer une bière artisanale repose sur deux axes complémentaires : le type de fermentation (haute, basse, spontanée) et le style défini par des critères objectifs (densité initiale, IBU, EBC, taux d’alcool). La fermentation détermine la famille ; le style affine le profil sensoriel.

Les bières de fermentation haute (Ale) : levures Saccharomyces cerevisiae qui travaillent entre 15 et 24 °C. Elles dominent le secteur artisanal (environ 80 % des références en France). Sous-familles majeures :

  • IPA (India Pale Ale) : amertume marquée (40-70 IBU), houblonnage à froid (dry-hopping). Les variantes NEIPA (juicy, trouble, faible amertume) et Double IPA (7,5-10 % vol.) structurent le marché actuel.
  • Stout & Porter : malts torréfiés, notes de café/chocolat. Une Imperial Stout dépasse souvent 10 % vol. et 60 IBU.
  • Wheat Beer (blanche) : base de froment (≥ 50 %), épices (coriandre, écorce d’orange), faible amertume (10-20 IBU). Exemple : Witbier belge, Hefeweizen allemande.
  • Belgian Strong Ale : refermentation en bouteille, sucres résiduels, taux d’alcool 8-12 % vol., esters fruités prononcés.

Les bières de fermentation basse (Lager) : levures Saccharomyces pastorianus à 7-13 °C, puis garde à froid (lagering). Plus claires, plus sèches, amertume plus nette. Représentent moins de 15 % de l’offre craft française, mais en croissance. Styles clés : Pilsner (cristalline, 30-45 IBU), Helles (maltée, douce), Bock (plus riche, 6-7 % vol.).

Les bières de fermentation spontanée : inoculation par les levures sauvages ambiantes (Bruxelles). Uniquement la Lambic (et ses dérivés : Gueuze, Kriek, Framboise). Acidité lactique (pH 3,2-3,5), aucun ajout de levure, maturation 1 à 3 ans en fûts de chêne.

Critères secondaires de classement :

  • La couleur (EBC) : de 6 (pale lager) à 80+ (imperial stout).
  • La filtration/pasteurisation : une craft non filtrée et non pasteurisée contient des levures vivantes (refermentation en bouteille).
  • Le taux d’alcool : de 0,5 % (session) à 15 %+ (barley wine, triple IPA).

Tableau récapitulatif des familles et exemples concrets :

FamilleFermentationTempératureStyles représentatifsAmertume (IBU)Alcool typique
AleHaute15-24 °CIPA, Stout, Blanche, Saison15-70+4-12 %
LagerBasse7-13 °CPilsner, Helles, Dunkel20-454-6 %
SpontanéeSauvageAmbianteLambic, Gueuze0-105-7 %

En pratique, un même style peut être décliné en versions “session” (faible alcool) ou “imperial” (alcool renforcé), ce qui explique la multiplication des références. Pour identifier une bière, lisez l’étiquette : la mention “fermentation haute” ou “refermentée en bouteille” est un indicateur fiable, plus que le nom commercial.

Les différentes familles de fermentation : ales, lagers et spontanées

La classification la plus structurante des bières artisanales repose sur la fermentation, qui détermine le profil aromatique, la texture et la garde. Trois grandes familles se partagent le spectre : les ales (haute fermentation), les lagers (basse fermentation) et les fermentations spontanées.

Les ales fermentent entre 15 et 24 °C avec des levures Saccharomyces cerevisiae qui remontent en surface. Cette température élevée accélère le métabolisme et génère des esters et phénols : arômes fruités (banane, poire, agrumes) ou épicés (poivre, clou de girofle). La fermentation dure de 3 à 7 jours, suivie d’une garde courte. On y trouve les IPA (houblonnage agressif, 40-100 IBU), les stouts (notes torréfiées, café, cacao), les witbiers (blé, coriandre, écorce d’orange) et les saisons (levures rustiques, finale sèche). La majorité des brasseries artisanales (environ 80 % de la production mondiale) privilégient cette famille pour sa rapidité et sa richesse aromatique.

Les lagers utilisent Saccharomyces pastorianus, une levure qui travaille entre 7 et 13 °C et sédimente en fond de cuve. La fermentation est lente (2 à 3 semaines), suivie d’une maturation à froid de 4 à 8 semaines minimum. Ce processus élimine les composés soufrés et affine le profil : goût net, malté, avec une amertume modérée (20-35 IBU). Les sous-types incluent la pilsner (houblon noble, finale sèche), la helles (maltée, douce), la bock (plus alcoolisée, 6-7 % vol.) et la dunkel (malt torréfié, notes de pain). Les lagers exigent un contrôle de température rigoureux, ce qui les rend plus coûteuses à produire ; elles représentent pourtant 90 % du marché mondial, mais seulement 10-15 % du segment artisanal en France.

Les fermentations spontanées ne reposent sur aucune levure ajoutée : les moûts sont exposés à l’air libre dans des koelschip (bacs de refroidissement) à Bruxelles ou dans le Pajottenland. Les levures sauvages Brettanomyces et les bactéries lactiques (Lactobacillus, Pediococcus) colonisent naturellement le liquide. La fermentation dure 1 à 3 ans en fûts de chêne, produisant des bières acides, sèches et complexes : lambic (pH 3,2-3,5), gueuze (assemblage de lambics jeunes et vieux), kriek (macération de cerises). Le taux de brassage est marginal (moins de 1 % de la production belge), mais leur acidité et leur potentiel de garde (10-20 ans) en font des pièces de collection.

FamilleLevureTempératureDuréeArômes typiquesExemples
AlesS. cerevisiae15-24 °C1-3 semainesFruité, épicé, houblonnéIPA, stout, saison
LagersS. pastorianus7-13 °C4-10 semainesMalté, propre, netPilsner, helles, bock
SpontanéesSauvages + bactéries10-20 °C1-3 ansAcide, funky, boiséLambic, gueuze, kriek

Le choix de la famille détermine aussi la teneur en alcool : les ales dépassent souvent 6 % vol., les lagers plafonnent à 5-5,5 % vol., et les spontanées oscillent entre 5 et

Palette gustative : décrypter les styles IPA et leurs variantes

L’IPA (India Pale Ale) n’est pas un style unique, mais une famille aux profils aromatiques radicalement différents. La distinction primordiale repose sur le type de levure et la température de fermentation : l’IPA anglaise utilise une levure ale (fermentation haute, 18-22°C), tandis que l’IPA américaine emploie souvent une levure plus neutre, mettant en avant le houblon.

Les trois piliers historiques :

StyleAmertume (IBU)Profil aromatiqueCorps
English IPA40-60Terreux, floral, notes de caramelMoyen, malté
American IPA50-70Agrumes (pamplemousse), pin, résineuxSec à moyen
Double/Imperial IPA65-100+Fruits tropicaux intenses, alcool chaudRiche, malté

L’English IPA (ex. : Fuller’s Bengal Lancer) privilégie un équilibre malté avec des houblons traditionnels (Fuggles, East Kent Goldings). Son amertume est plus ronde, moins agressive que sa cousine américaine. L’American IPA (ex. : Sierra Nevada Pale Ale, Stone IPA) a explosé dans les années 1990 grâce aux houblons C-hop (Cascade, Centennial, Chinook), offrant des notes de pamplemousse et de pin.

Les variantes modernes à connaître :

  • New England IPA (NEIPA) : trouble, non filtrée, houblonnage massif en fin de cuisson et à sec (dry-hopping). Amertume faible (30-40 IBU) mais arômes explosifs de mangue, fruit de la passion et pêche. Fermentation avec des levures qui ne floculent pas (ex. : London Ale III). Exemple : Tree House Julius, Other Half Green City.
  • West Coast IPA : la réponse claire et amère à la NEIPA. Fermentation propre, filtration poussée, amertume franche (60-80 IBU), notes de citron vert et de résine. Exemple : Pliny the Elder (Russian River), Lagunitas IPA.
  • Session IPA : taux d’alcool réduit (3,5-5 % ABV) pour une consommation prolongée. Amertume modérée (30-45 IBU), arômes houblonnés préservés. Idéale pour l’apéritif. Exemple : Founders All Day IPA.
  • Brut IPA : fermentée avec une enzyme (glucoamylase) qui transforme les sucres complexes en sucres fermentescibles. Résultat : un profil extrêmement sec, presque pétillant, avec des arômes houblonnés délicats. Tendance éphémère (2018-2020) mais encore présente.
  • Black IPA / Cascadian Dark Ale : base maltée foncée (notes de chocolat, café) avec un houblonnage agressif de type américain. Amertume 50-70 IBU. Exemple : Stone Sublimely Self-Righteous.

Critères de dégustation pour différencier : observez la turbidité (trouble = NEIPA, limpide = West Coast), l’évolution de l’amertume en bouche (immédiate vs persistante), et la présence de notes maltées (caramel = English, torréfié = Black). La température de service idéale se situe entre 8 et 12°C pour révéler les arômes sans masquer l’amertume.

Quel bière craft pour commencer ? Stouts, Porters et autres types de bières artisanales

Pour un premier achat, privilégiez une Pale Ale ou une Wheat Beer (blanche). Leur amertume modérée (20-35 IBU) et leurs profils fruités ou épicés offrent une transition douce depuis les lagers industrielles. Évitez les IPA très houblonnées (60+ IBU) et les stouts impériales (10%+ ABV) qui satureront un palais non entraîné.

Les styles par niveau d’accessibilité :

StyleAmertume (IBU)Alcool (ABV)Profil dominantVerdict débutant
Wheat Beer (Hefeweizen)10-154,5-5,5%Banane, clou de girofle, bléIdéal
Pale Ale30-454,5-6%Caramel, agrumes, pinTrès accessible
Blonde Ale15-254-5%Malt doux, faible houblonParfait
Brown Ale20-304,5-5,5%Noisette, caramel, chocolat au laitBon choix
Porter25-405-6%Café doux, cacao, torréfaction légèreAccessible
Stout35-605-8%Café intense, réglisse, torréfactionÀ essayer en 2e ou 3e
IPA50-706-7,5%Houblon agressif, pamplemousse, résineuxDifficile
Sour (Gose, Berliner)5-103-5%Acidité lactique, fruits, selDépendant du profil

Pourquoi commencer par une Porter plutôt qu’une Stout ? La Porter utilise des malts torréfiés mais pas brûlés, offrant une rondeur chocolatée sans l’astringence de café brûlé typique des stouts. Exemple concret : une Fuller’s London Porter (5,4% ABV, 30 IBU) est plus douce qu’une Guinness Draught (4,2% ABV, 45 IBU) malgré son alcool supérieur.

Progression recommandée sur 4 semaines :

  1. Semaine 1 : Blanche belge (Hoegaarden, 4,9%) ou Hefeweizen allemande (Weihenstephaner, 5,4%)
  2. Semaine 2 : Pale Ale anglaise (Boddingtons, 4,7%) ou américaine (Sierra Nevada Pale Ale, 5,6%, 38 IBU)
  3. Semaine 3 : Brown Ale (Newcastle Brown Ale, 4,7%) ou Porter (Samuel Smith’s Taddy Porter, 5%)
  4. Semaine 4 : Stout sèche irlandaise (Murphy’s, 4%) avant de tenter les versions impériales

Piège à éviter : les bières étiquetées “craft” en supermarché (ex. Brooklyn Lager, 5,2%) sont souvent des lagers améliorées, pas des ales artisanales. Vérifiez la mention “ale” ou “fermentation haute” sur l’étiquette. Les brasseries locales proposent généralement des échantillons (flight de 4x10cl) pour tester sans engagement — un moyen économique de comparer les styles avant d’acheter des bouteilles complètes.

Budget conseillé : 8 à 12 € pour 4 bières différentes (33cl chacune) en caviste spécialisé, contre 15-20 € en bar à bières pour la même diversité. Les formats canette (44cl) offrent souvent un meilleur rapport qualité/prix pour les IPA et NEIPA.

Au-delà des blondes et des brunes : explorer la diversité des bières artisanales

La classification par couleur (blonde, brune, rousse) est obsolète : elle ne dit rien du profil gustatif. Le référentiel utile est celui du style, défini par le malt, le houblon, la levure et le processus de fermentation. En bière artisanale, on distingue deux grandes familles techniques : les ales (fermentation haute, 15-24°C, arômes fruités/esters) et les lagers (fermentation basse, 8-13°C, profil propre et net). Environ 90 % des bières mondiales sont des lagers, mais 80 % des brasseries artisanales françaises produisent majoritairement des ales, selon le Syndicat des Brasseurs Indépendants.

Les styles houblonnés dominent le marché artisanal. L’IPA (India Pale Ale) affiche une amertume de 40 à 70 IBU et des arômes d’agrumes ou de résineux. Sa variante double IPA (ou Imperial IPA) dépasse 7,5 % d’alcool et 100 IBU. À l’opposé, la session IPA réduit l’alcool sous 5 % pour une consommation longue. La NEIPA (New England IPA), trouble et peu amère (30-40 IBU), mise sur le fruité du houblon sans amertume agressive.

Les styles de malt privilégient la douceur et les notes toastées. La Scotch Ale (ou Wee Heavy) titre entre 6 et 10 % avec des saveurs de caramel et de fumée légère. La Bock allemande, plus légère (6-7 %), offre un malté intense. Pour les amateurs de café et de chocolat, la Stout impériale russe (8-12 %) est un standard, souvent vieillie en fût de whisky.

Les styles de levure transforment radicalement le profil. Les saisons belges (fermentation haute à 30°C+) produisent des notes poivrées et épicées avec une finale sèche. Les bières sauvages (lambic, gueuze) utilisent une fermentation spontanée par des levures ambiantes : acidité lactique, notes de pomme verte et de cuir, pH souvent sous 3,5. Les Berliner Weisse et Gose sont acidifiées volontairement (lactobacillus), avec une salinité pour la Gose.

Les styles de processus incluent les bières de garde (maturation longue, 6-8 mois), les bières fumées (malt séché au feu de hêtre, type Rauchbier de Bamberg), et les bières vieillies en fût (boisé, vanille, tanins).

FamilleExempleAlcoolAmertume (IBU)Profil dominant
HoublonnéeIPA5,5-7 %40-70Agrumes, résine
MaltéeScotch Ale6-10 %15-25Caramel, toffee
LevureSaison5-7 %20-35Épices, poivre
AciduléeGose4-5 %5-10Citron, sel
FuméeRauchbier5-6 %20-30Jambon fumé

Pour explorer efficacement : commencez par une session IPA (faible alcool, houblon présent), puis une Saison (complexité de levure), puis une Gose (acidité). Évitez les stouts impériales en premier essai : leur densité (densité finale > 1,020) masque les nuances. Notez que la température de service varie : 6-8°C pour les lagers, 10-12°C pour les ales, 14°C pour les stouts impériales.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre une ale et une lager ?

La différence principale réside dans la levure et la température de fermentation. Les ales utilisent une levure à fermentation haute, qui travaille entre 15 et 24 °C, produisant des arômes fruités et épicés. Les lagers utilisent une levure à fermentation basse, entre 7 et 13 °C, ce qui donne un profil plus propre, sec et croustillant.

Qu’est-ce qu’une bière de garde ?

La bière de garde est une spécialité traditionnelle du nord de la France. Elle est brassée en hiver et au printemps, puis conservée (ou « gardée ») en cave pendant plusieurs mois avant d’être consommée. Elle se caractérise par une fermentation haute, une robe ambrée à brune et des notes maltées, caramélisées et parfois légèrement épicées.

Comment distinguer une IPA d’une Pale Ale ?

L’IPA (India Pale Ale) est plus houblonnée et plus amère qu’une Pale Ale, avec un taux d’alcool souvent plus élevé (5,5 à 7,5 % vol.). La Pale Ale est plus équilibrée, avec une amertume modérée (30-40 IBU) et des arômes floraux ou agrumes. L’IPA moderne peut dépasser 60 IBU et offre des notes intenses de résine, de fruits tropicaux ou de pin.

Qu’est-ce qu’une bière blanche ou witbier ?

La bière blanche est une ale de blé non filtrée, originaire de Belgique. Elle est brassée avec une forte proportion de blé malté et non malté, souvent additionnée d’écorces d’orange et de coriandre. Elle est trouble, pâle, rafraîchissante, avec une faible amertume et des notes acidulées et épicées.

Qu’est-ce qu’une stout et en quoi diffère-t-elle d’une porter ?

La stout est une bière noire à fermentation haute, issue historiquement de la porter. Elle se distingue par un corps plus dense, une amertume plus marquée et des notes torréfiées, de café ou de chocolat noir. La porter est généralement plus douce, avec un profil malté, caramélisé et moins de houblon. Les stouts impériales ont un taux d’alcool élevé (8-12 % vol.).

Qu’est-ce qu’une bière sauvage ou lambic ?

Une lambic est une bière belge à fermentation spontanée, c’est-à-dire qu’elle est exposée à l’air libre pour être ensemencée par des levures et bactéries sauvages. Elle n’est pas filtrée et subit une longue maturation en fûts de chêne. Son goût est acide, sec et complexe, avec des notes de pomme verte, de citron et de sous-bois. Les gueuzes et krieks sont des assemblages ou des versions fruitées de lambics.

Posts récents

Les bières de garde : une tradition du Nord à redécouvrir
Originaires du Nord-Pas-de-Calais, ces bières de fermentation haute se distinguent par une garde prolongée en cave (plusieurs semaines à plusieurs mois). Leur profil malté, souvent ambré ou blond, développe des notes de caramel, de fruits secs et une amertume modérée. Les exemples classiques comme la Ch’ti ou la 3 Monts affichent des taux d’alcool de 6 à 8,5 %. Leur carbonatation douce les rend idéales pour accompagner les plats mijotés ou les fromages affinés.

Les IPA (India Pale Ale) : l’amertume maîtrisée
Les IPA modernes se déclinent en plusieurs sous-types. L’IPA anglaise traditionnelle (5-7 % vol.) privilégie des houblons terreux et une finale sèche. L’IPA américaine, plus agressive, utilise des variétés comme Citra ou Cascade pour des arômes d’agrumes et de pin, avec une amertume de 40 à 70 IBU. La New England IPA (NEIPA), trouble et peu amère (30-40 IBU), mise sur une texture onctueuse et des notes de fruits tropicaux grâce à une double ou triple dry-hopping. Enfin, la double IPA (ou Imperial IPA) dépasse 8 % vol. avec un corps plus riche.

Les bières de blé : légèreté et fraîcheur
La witbier belge, brassée avec du blé non malté et des épices (coriandre, écorce d’orange), offre une robe laiteuse et une acidité douce. La Hefeweizen allemande, elle, utilise du blé malté et une levure spécifique qui produit des esters de banane et de clou de girofle. Ces bières, souvent à 4,5-5,5 % vol., sont peu amères (10-15 IBU) et se consomment jeunes. Elles conviennent aux salades, aux poissons grillés ou aux desserts légers.

Les stouts et porters : le retour du torréfié
Le stout sec irlandais (Guinness) titre 4-4,5 % vol. avec des notes de café et de chocolat noir. Le stout impérial, plus puissant (8-12 % vol.), développe des arômes de réglisse, de pruneau et parfois de vanille après vieillissement en fût. Le porter, cousin plus doux, utilise des malts torréfiés mais moins amers (20-30 IBU). Ces bières accompagnent les huîtres, les desserts au chocolat ou les viandes fumées.

Les lambics : la fermentation spontanée belge
Issus de la vallée de la Senne, ces bières sont fermentées avec des levures sauvages (Brettanomyces) et des bactéries lactiques. Le lambic pur est très acide et sec (3-4 % vol.). Le gueuze, assemblage de lambics jeunes et vieux, offre une effervescence naturelle et des notes de pomme verte, de citron et de cuir. Les fruitées (kriek, framboise) ajoutent des fruits entiers pendant la maturation. Leur acidité marquée (pH 3,2-3,5) les rend uniques, à servir fraîches avec des fromages de chèvre ou des fruits de mer.

FAQ

Questions fréquentes.

Pourquoi 10 sortes de bières artisanales les plus populaires en 2023 est-il important ?

Comparez les différentes sortes de bières artisanales et découvrez comment choisir la meilleure pour votre palate.

Comment en savoir plus ?

Consultez les sections de cet article pour approfondir, et explorez les liens internes vers les sujets connexes.

Commentaires

Chargement…

Modération manuelle. Aucun lien autorisé.
À lire aussi

Continuer la lecture.